samedi 9 mai 2015

"Besoin de savoir" ou "Devoir de mémoire", j'ai choisi !

Pour Georges, mon père, il lui a toujours fallu gagner la croute pour les petites bouches affamées arrivées en 40, 42 et 43 celles d’Agnès, Pierre et Gérard. Comment ? Par le travail dans le tissage ? Chez Bouchez à Armentières ?  A vrai dire, je l'ignore !

En mars 1945, j’eus la chance de venir au monde pour agrandir la petite famille des De Witte.
Aussi,  un mois auparavant, en février 45, Réjane, mon épouse et fille de Marcel,  naissait, dans la rue d'à-côté. Heureusement, la guerre se termina 3 mois plus tard !
Du côté de ma maman, on confectionna des drapeaux aux couleurs des Libérateurs pour saluer leur arrivée !


Et acutellement en 2015, 70 ans plus tard, tous les pays célèbrent la Victoire sur le nazisme du IIIe Reich !

Aujourd’hui, les Anciens Combattants de 40-45 ont tous disparu. Les miens ne m’ont  rien raconté à propos de cette guerre dont ils ne furent finalement que des petits pions obéissants aux ordres.
Courageux, valeureux, patriotes,... je ne doute pas un seul instant qu’ils n’eussent point été ainsi.

Aujourd’hui, les drapeaux d’associations patriotiques locales flottent plus fréquemment que mensuellement, pour faire “beau” lors des très nombreuses manifestations commémoratives communales.

Durant des années, Gérard Sobry, dit “Marcel”, dont j'ai évoqué trop brièvement son passé de Prisonnier de Guerre,  a porté le drapeau de la section locale des Invalides de Guerre. Pour ce noble morceau de tissu qu’il soignait et gardait précieusement, j’eus un jour la visite de la Gendarmerie pour...”recel de bien qui ne m’appartient pas”.
Voici pourquoi !
Octogénaire, mon beau-père n’avait plus toujours la force d'aller exhiber les couleurs belges lors des dépôts de gerbe. 


Cependant, il assurait avec beaucoup de coeur et énormément de soin la responsabilité de cette étoffe emblématique des Invalides de Guerre dont il en était. A l' UFAC, on vint à lui reprocher son absentéisme aux cérémonies. Il en fut de même à mon égard quant à mon refus de le désemparer de son drapeau, alors qu’il était hospitalisé.
J’eus l’impression, ce jour-là, que lui et moi étions considérés comme des.... “déserteurs” par les VIP Patriotes locaux.

Voilà ! J’avais besoin d’en apprendre plus au sujet de leur vécu ; ce qui est fait. Pour  "Mes Anciens" Combattants, et à tout le respect que la Belgique leur doit,  j’y ajoute toute mon affection au travers de mon "Besoin de Savoir".

vendredi 8 mai 2015

Des souvenirs bien proches… pour le peu qu'il en reste !



Revenons sur la cas de Gérard qui connut un “sort” semblable, celui de souffrir d’une dysenterie grave, reconnue par un médecin du camp, le Dr Fanuel, un Belge également prisonnier et contraint d’ exercer sa profession dans le camp.
Au “Lazaret”, c’est-à-dire l’infirmerie du Stalag XIa, il fut décidé de le renvoyer en Belgique le 1er décembre 1942, après 919 jours de captivité en Allemagne pour les mêmes motifs : inutile de garder des prisonniers improductifs et malades.



Mais la France aussi, a capitulé en juin 1940 !
L’invasion allemande s’est poursuivie durant juin 1940. Le 17, le Maréchal Pétain ordonne à ses soldats français de cesser le combat et conclut avec Hitler “la France de Vichy”. Le lendemain, de Londres, le général De Gaulle lance son appel du 18 juin, pour “la France Libre” et appelle tous les Français à résister contre cette capitulation.

1) A commencer par refuser le S.T.O. (Service Travail Obligatoire) pour tous les adultes hommes à partir travailler pour l’ Allemagne, ceci afin de compléter la main d’oeuvre allemande des usines de guerre. Pour les citoyens belges et français, civils ordinaires revenus dans leur foyer, ce fut une réelle obsession : se cacher pour ne point être “pris” comme réfractaires au travail obligatoire.

2) A entamer des actions “terroristes” visant à barrer la route à l’Occupant, de toutes les manières possibles : surtout en coupant les communications : dynamiter les lignes de chemins de fer,
faire sauter des ponts, couper les lignes téléphoniques... Les gens de la “Résistance” oeuvraient secrètement.

L’armée allemande, en Occupant vainqueur, réquisitionnait tout sur son passage : nourriture, carburant, logement, provoquant ainsi au sein de la population une famine insupportable. L’administration communale, nommée par les nazis, se vit chargée de rationner la population pour la nourriture. Mais les familles avaient tellement faim qu’un marché noir s’organisa en douce et très fructueux pour les producteurs de victuailles. Il fallait bien donner à manger aux enfants.

L’habitant, paniqué par ces “bruits de bottes” répétés, dût aussi se soumettre à l’autorité allemande pour lui procurer du logement. 



Cette mesure n’épargna point notre maison du Bizet habitée en 1941 et après, par Hélène Roose, veuve de Joseph Sobry depuis 1940 et maman de Gérard et Jefki, tous deux prisonniers en Allemagne. Une chambre était donc libre ! Elle fut contrainte par conséquent d'accueillir deux soldats Allemands. qui, au regard de la photo, devaient lui être reconnaissants de son hospitalité forcée. Combien de temps ? La question restera définitivement sans réponse.

Et les années de guerre passèrent, non pas rapidement, mais dans une atmosphère d’angoisse permanente, de méfiance hypocrite. De quoi le lendemain serait-il fait ? Quelle sera la prochaine rafle d’ otages à fusiller, en représailles aux méfaits provoqués par la Résistance ?



Il fallait vivre caché, sous un constant couvre-feu, à l’abri des regards allemands et des "collabo".

Tandis que l’armée allemande commença à montrer des signes de faiblesse, les Résistants osent se montrer plus conquérants ! Radio Londres ? On n’osait pas l’écouter pour entendre quelques messages codés. C’était trop risqué, car le proverbe “les murs ont des oreilles” n’était que trop vrai. Mais un jour de juin 1944, après 4 ans d’Occupation par l’ennemi, les ondes d’outre-Manche lancèrent : “Des sanglots longs....” Le débarquement des Forces Alliées britanniques et américaines avait commencé. “Le Jour le plus Long” était arrivé. Ce serait bientôt la fin de la guerre, la Libération !

jeudi 7 mai 2015

C'était quoi ? Etre Prisonnier en Allemagne...

Voici un autre témoignage, celui d’un prisonnier français, René Chrétien qui raconte son vécu :

Nos gardiens, après quelques temps, se sont bien humanisés et nous laissent mener une vie paisible. Nos heures de loisirs se passent en jeux de cartes, théâtre, etc. 



Mais voilà qu’un camarade, un Nazairien, s’évade avec l’aide de son frère venu en Allemagne en travailleur libre. Un nouveau poste arrive sous les ordres d’un petit sous-off particulièrement haineux et c’est l’enfer. Réveil en pleine nuit, douches, "pelotte" (c’est-à-dire course autour des baraquements avec force coups de pied et de crosse pour ceux qui ralentissent). Les temps de loisir se passent en appels, debout, immobiles dans la cour par tous les temps. Un camarade d’origine polonaise qu’ils ont pris plus particulièrement en grippe, ne le supportera pas et se pendra. Notre aumônier réussira à porter plainte au Stalag et après quelques mois le poste sera changé et nous retrouverons la paix. 
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En parcourant une recherche "Stalag", "Altengrabow" sur Google, des résultats vraiment étonnants nous informent des moments exceptionnels de  la vie des Prisonniers de Guerre, qu'ils fussent Belges ou Français. Voici deux curieuses photos : ils pouvaient se réserver quelques événements plus joyeux pour… oublier ! Pour aussi vanter leur région et aspirer l'année suivante !


mardi 5 mai 2015

Cours d'histoire, de religion ou de morale ! A choisir !

Voici une autre histoire, celle d’un certain Lampin, qui fut également Prisonnier au Stalag d’Altengabow

Lors de la déroute de mai 1940, son unité (française) recule jusqu’à la côte atlantique où elle ne trouve d’autre issue que de se rendre aux unités allemandes de la Wehrmacht qui les talonnaient depuis la frontière belge. Il est ainsi capturé, à Nantes, le 21 juin 1940. Il sera envoyé au camp d’Altengrabow (Stalag XI A) où il arrive durant l’été. Il aura le matricule 95xxx. Louis Lampin restera prisonnier en Allemagne jusqu’au 20 septembre 1941 date à laquelle il sera libéré, transféré en France, démobilisé à Arras et réformé de l’armée.

Dessin d'une chambre de prisonners - 1942
À Altengrabow, il comprend très tôt que la guerre va durer et que s’il ne parvient à pas à s’échapper rapidement d’une quelconque manière, il va devoir passer un insupportable nombre d’années enfermé avec ses camarades d’infortune. Sa famille lui manque terriblement. Il ne rêve plus dès lors que de la retrouver, comme tant d’autres la leur, et de fouler à nouveau le sol natal.

Photo d'un décor semblable
Pour arriver à ses fins et être ainsi libéré, Louis n'hésite pas à mettre sa vie en danger. Dès les premiers jours de son internement, il commence par montrer une constitution fébrile et fragile. Il ne veut absolument pas travailler pour l'ennemi et cherche à être exempté des diverses corvées. Il tâche alors de se faire porter malade le plus souvent possible. Devant la détermination de ses geôliers qui n'acceptent pas toujours sa condition de prisonnier valétudinaire (=maladif), il s'emploie à dégrader sa santé et apporter ainsi les preuves tangibles et irréfutables de sa mauvaise condition physique. Heureusement, parlant suffisamment la langue, il arrive à se faire comprendre et à plaider son cas. Il essaie ainsi de persuader les autorités médicales du camp, notamment le médecin militaire qui l'examine à plusieurs reprises, qu'il est inapte au travail à cause d'une maladie cardiaque très prononcée. Très régulièrement et surtout avant chaque examen, il fume un mélange de tabac et d'aspirine concassée auquel il ajoute d'autres excipients. Ce mélange détonant fait monter haut son régime cardiaque et laisse croire alors à une maladie congénitale invalidante et incurable. Il frôle ainsi plusieurs fois la mort et reste parfois plusieurs jours dans un état limite. Au bout d'un an, les Allemands qui n'entendaient pas nourrir inutilement un invalide qui pouvait au demeurant mourir à tout moment, décidèrent, peine perdue, de le libérer.

"Ne pas nourir les gens malades inutilement ! "  Les Prisonniers devaient faire tourner la machine de guerre ou remplacer les ouvriers agricoles allemands partis pour "occuper" la France, la Belgique

vendredi 1 mai 2015

Ancien Combattant, Prisonnier de Guerre, Invalide, Briquetier, Porteur de drapeau !

Il n’en fut hélas pas de même pour Gérard Sobry.

Voici les seules informations qu’il nous a transmises oralement et de son vivant :


"J’ai été prisonnier au Stalag XIa, à Altengrabow, durant deux ans et demi. Il y avait des miradors, et c’était impossible de s’échapper ! Ils m’ont libéré en 42 parce que j’étais malade. Que je ne pouvais plus travailler dans les fermes. Mais... on a eu faim. J’ai même donné ma montre pour avoir deux pains !”

Voilà les seuls souvenirs qu’il nous a laissés ainsi que sa plaquette de “KG” accrochée à la petite chaine de prisonnier de guerre portant le N° 68127. Dans son épais dossier d’ après-guerre : deux vieux bouts de papiers écrits à Altengrabow qui certifient son incapacité à travailler, et sa libération signée par la Kommandantur du Camp. Ces petits documents, ont été pliés, conservés précieusement dans le fond de sa poche et presque déchirés à force d’avoir dû les montrer... sans doute lors de contrôles ou pour l’obtention de sa petite pension d’ Invalide de Guerre. Car Gérard en a gardé des séquelles sanitaires toute sa vie. Son invalidité fut reconnue à 10 %. Ci-contre, le “certificat médical”. 




Pour découvrir les conditions de vie dans ces camps, j’ai fouillé sur Internet pour découvrir d’autres témoignages de ce qu’était le Stalag XIa, ce qu’était la vie là-bas.

La photo suivante représente un départ matinal des prisonniers, regroupés par de nombreux Kommando différents vers les lieux de travail environnants. A bien observer ce cliché, on peut deviner la surveillance, la promiscuité, les bâtiments, les guérites…


Un certain Louis Klinkenberg en a écrit des pages et réalisé plusieurs dessins illustrant la vie et le décor partiel du camp XIa .


Voilà un extrait de son histoire qui peut décrire ce que Gérard a connu.

Un bref instant, Louis Klinkenberg put croire à sa libération prochaine. L’Allemagne nazie décida en effet de libérer les prisonniers de guerre flamands — réputés germains —, les Belges francophones étant voués à partager le sort des Français et de bien d’autres nationaux. Mais son nom indiscutablement germanique ne lui valut pas un autre traitement que celui qui était réservé aux Wallons dont il était. Au Stalag XI A, il a côtoyé le grand syndicaliste André Renard. Il fut détaché au Kommando dans une ferme, où il se montra peu doué pour les activités agricoles. 


En 1942, après un séjour au Lazaret (l'hôpital du camp) Louis Klinkenberg fut déclaré « DU » (abréviation de Dienstsunfähig : inapte au service) et son rapatriement en train sanitaire fut en conséquence prévu. Commença alors la longue attente du retour (au début 1942, une sévère contre-expertise eut lieu, et un certain nombre de camarades de Louis Klinkenberg, pourtant mal en point, furent renvoyés au travail).

Il rentra a pays mais plus jamais, ni son moral ni sa santé ne seront les mêmes.
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Marcel SOBRY
(1912 - 1996 ) Classe 32

Selon sa carte d’ancien combattant :
- Campagne des 18 jours, du 10 mai au 24 mai 1940, intégré au 24e Régiment de Ligne
- Campagne des 18 jours
- Prisonnier de Guerre du 24 mai 1940 au 1 décembre 1942, au Stalag XIa, à Altengrabow

Son livret militaire n’existe plus : confisqué par les Allemands.



mardi 28 avril 2015

Französisch? Im Zug ! Flämischen? Zurück zuhause !

Et que dire du 24e Régiment de Ligne (celui de Gérard Sobry, mon  beau-père). Son régiment d’infanterie connut vraisemblablement le même sort que de 33e décrit plus haut, sauf que lors du 10 mai, les soldats du 24 étaient positionnés en défensive, le long du Canal Albert, du côté de Hasselt, en province au Limbourg. Après les escarmouches meurtrières allemandes, le 24e de Ligne obéit aux mêmes ordres : celui de battre en retraite en passant plus au sud, par le Ruppel et à l’ouest du canal de Willebroek, autre obstacle contre l’invasion ravageuse du Reich. Ce recul se poursuivit progressivement vers Gand, pour descendre le long de la Lys vers Deinze, Courtrai, voire Wevelgem. Pour ce régiment, il ne fallut pas attendre la capitulation, l’armée allemande l’avait déjà fait prisonnier le 25 mai, vers midi.



Devant cette débâcle d’une armée belge épuisée, confinée dans la région à l’ouest de Bruges, face à la puissance envahissante allemande, le roi Leopold III décida, sur conseil des généraux, mais sans consulter son gouvernement ni les Alliés, la capitulation sans condition. Il refusa l’exil en voulant partager le sort de ses soldats : donc être un roi, prisonnier dans son château de Laeken. 


Que se passa-t-il après cette défaite signée par le roi et tellement critiquée par la France ?

La reddition signée, tous les Belges durent donc déposer les armes et obéir aux ordres allemands, en se constituant prisonniers. Mais, Hitler, connaissant l’existence de deux langues en Belgique, se souvint de la Flamenpolitik déjà appliquée en 1914 - 18. C’est-à-dire différencier les Flamands des Wallons. De plus, il avait jugé que les unités armées francophones s’étaient montrées plus valeureuses au combat que les unités flamandes, plus enclines pour la langue germanique. 






Il décida donc que les soldats belges réussissant un test en langue flamande purent rentrer dans leurs foyers, tandis que les autres parlant le français seront envoyés en Allemagne, dans des Camps de Prisonniers, dits “Stalag”, pour y travailler en remplacement de la main-d’oeuvre allemande envoyée en Belgique et en France.

(traduction du titre :  Français ?  Dans le train !   Flamand ?  Retour à la maison ! )



dimanche 26 avril 2015

La motivation de l'armée décline...

L’armée en campagne belge, surprise par la rapidité, reçut l’ordre de se replier pour prendre une nouvelle ligne de défense dans le pays de Waas et le long du canal Terneuzen - Gand. Vers le 21 mai, des tirs d’artillerie s’envoient de part et d’autre du canal tandis que l’aviation s’en mêle aussi. La bataille fait rage et la motivation de l’armée belge décline ! Mais, on se réorganise. L’Etat Major, fait encore reculer l’infanterie.




De Ertvelde, elle bat en retraite vers Eeklo, Knesselare pour arriver à Zomergem, tandis que la population civile encombre les routes en gênant l’armée qui se replie. Les soldats pourront prendre un tout petit repos le 25 mai. lls repartent le 26 mai pour Waardamme puis Westkerke. Voyant son armée en déroute et l’état de ses soldats, le roi Léopold III signera la capitulation.
Mais la guerre fait aussi appel aux... canons. Dans des rapports de ce régiment d’artilleurs, j’ai voulu aussi en savoir ce qu’aurait pu avoir vécu Maurice De Witte. Car, comme je me l’imagine, fier sur un cheval, il n’était pas... cavalier mais bien artilleur.. et Les chevaux servaient probablement à la traction des lourds engins !



Son régiment déjà mobilisé le 26 août 1939 , autour de Bruges, se rendit à Wijnegem pour renforcer la place forte anversoise. Le 10 mai, au soir, des bombardiers survolent l’aéroport de Deurne tandis que les artilleurs mettent encore en place leur batterie de canons avec leurs munitions : camouflage et protection les préoccupent jusqu’au 15 lorsqu’ils canonnent les forts d’Anvers déjà pris par l’ennemi. Le lendemain, les tirs sont comptés car il ne faut pas gaspiller les obus ! Et au soir, comme les autres régiments, l’artillerie quitte ses positions pour rejoindre le canal Terneuzen - Gand, elle aussi. Les batteries tireront encore pour faire diversion, à raison 40 obus par quart d’heure, renseigne-t-on ! Ils s’acharneront encore sur le clocher de Eeklo, supposé poste d’observation pour les Allemands.
La journée suivante, le 25 leur donnera un peu de repos avant de reprendre les tirs le lendemain. Après le 28 mai, lorsque que le commandement eut confirmation de la capitulation, il autorisa les soldats mobilisés à quitter les installations et rentrer chez eux par leurs propres moyens. Les autres, ceux de carrière furent prisonniers et envoyés à Breskens puis en Allemagne le 7 juin 1940.
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Maurice DE WITTE (époux de Augustine Bouquillon en seconde noce)
(° 1909 + 1959 ) Classe 29
- intégré au 13e Régiment d’Artillerie (5e groupe, 7e Batterie) lors de son service militaire, nommé brigadier
- mobilisé le 4 septembre 1939
- Campagne des 18 jours