mardi 28 avril 2015

Französisch? Im Zug ! Flämischen? Zurück zuhause !

Et que dire du 24e Régiment de Ligne (celui de Gérard Sobry, mon  beau-père). Son régiment d’infanterie connut vraisemblablement le même sort que de 33e décrit plus haut, sauf que lors du 10 mai, les soldats du 24 étaient positionnés en défensive, le long du Canal Albert, du côté de Hasselt, en province au Limbourg. Après les escarmouches meurtrières allemandes, le 24e de Ligne obéit aux mêmes ordres : celui de battre en retraite en passant plus au sud, par le Ruppel et à l’ouest du canal de Willebroek, autre obstacle contre l’invasion ravageuse du Reich. Ce recul se poursuivit progressivement vers Gand, pour descendre le long de la Lys vers Deinze, Courtrai, voire Wevelgem. Pour ce régiment, il ne fallut pas attendre la capitulation, l’armée allemande l’avait déjà fait prisonnier le 25 mai, vers midi.



Devant cette débâcle d’une armée belge épuisée, confinée dans la région à l’ouest de Bruges, face à la puissance envahissante allemande, le roi Leopold III décida, sur conseil des généraux, mais sans consulter son gouvernement ni les Alliés, la capitulation sans condition. Il refusa l’exil en voulant partager le sort de ses soldats : donc être un roi, prisonnier dans son château de Laeken. 


Que se passa-t-il après cette défaite signée par le roi et tellement critiquée par la France ?

La reddition signée, tous les Belges durent donc déposer les armes et obéir aux ordres allemands, en se constituant prisonniers. Mais, Hitler, connaissant l’existence de deux langues en Belgique, se souvint de la Flamenpolitik déjà appliquée en 1914 - 18. C’est-à-dire différencier les Flamands des Wallons. De plus, il avait jugé que les unités armées francophones s’étaient montrées plus valeureuses au combat que les unités flamandes, plus enclines pour la langue germanique. 






Il décida donc que les soldats belges réussissant un test en langue flamande purent rentrer dans leurs foyers, tandis que les autres parlant le français seront envoyés en Allemagne, dans des Camps de Prisonniers, dits “Stalag”, pour y travailler en remplacement de la main-d’oeuvre allemande envoyée en Belgique et en France.

(traduction du titre :  Français ?  Dans le train !   Flamand ?  Retour à la maison ! )



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