vendredi 8 mai 2015

Des souvenirs bien proches… pour le peu qu'il en reste !



Revenons sur la cas de Gérard qui connut un “sort” semblable, celui de souffrir d’une dysenterie grave, reconnue par un médecin du camp, le Dr Fanuel, un Belge également prisonnier et contraint d’ exercer sa profession dans le camp.
Au “Lazaret”, c’est-à-dire l’infirmerie du Stalag XIa, il fut décidé de le renvoyer en Belgique le 1er décembre 1942, après 919 jours de captivité en Allemagne pour les mêmes motifs : inutile de garder des prisonniers improductifs et malades.



Mais la France aussi, a capitulé en juin 1940 !
L’invasion allemande s’est poursuivie durant juin 1940. Le 17, le Maréchal Pétain ordonne à ses soldats français de cesser le combat et conclut avec Hitler “la France de Vichy”. Le lendemain, de Londres, le général De Gaulle lance son appel du 18 juin, pour “la France Libre” et appelle tous les Français à résister contre cette capitulation.

1) A commencer par refuser le S.T.O. (Service Travail Obligatoire) pour tous les adultes hommes à partir travailler pour l’ Allemagne, ceci afin de compléter la main d’oeuvre allemande des usines de guerre. Pour les citoyens belges et français, civils ordinaires revenus dans leur foyer, ce fut une réelle obsession : se cacher pour ne point être “pris” comme réfractaires au travail obligatoire.

2) A entamer des actions “terroristes” visant à barrer la route à l’Occupant, de toutes les manières possibles : surtout en coupant les communications : dynamiter les lignes de chemins de fer,
faire sauter des ponts, couper les lignes téléphoniques... Les gens de la “Résistance” oeuvraient secrètement.

L’armée allemande, en Occupant vainqueur, réquisitionnait tout sur son passage : nourriture, carburant, logement, provoquant ainsi au sein de la population une famine insupportable. L’administration communale, nommée par les nazis, se vit chargée de rationner la population pour la nourriture. Mais les familles avaient tellement faim qu’un marché noir s’organisa en douce et très fructueux pour les producteurs de victuailles. Il fallait bien donner à manger aux enfants.

L’habitant, paniqué par ces “bruits de bottes” répétés, dût aussi se soumettre à l’autorité allemande pour lui procurer du logement. 



Cette mesure n’épargna point notre maison du Bizet habitée en 1941 et après, par Hélène Roose, veuve de Joseph Sobry depuis 1940 et maman de Gérard et Jefki, tous deux prisonniers en Allemagne. Une chambre était donc libre ! Elle fut contrainte par conséquent d'accueillir deux soldats Allemands. qui, au regard de la photo, devaient lui être reconnaissants de son hospitalité forcée. Combien de temps ? La question restera définitivement sans réponse.

Et les années de guerre passèrent, non pas rapidement, mais dans une atmosphère d’angoisse permanente, de méfiance hypocrite. De quoi le lendemain serait-il fait ? Quelle sera la prochaine rafle d’ otages à fusiller, en représailles aux méfaits provoqués par la Résistance ?



Il fallait vivre caché, sous un constant couvre-feu, à l’abri des regards allemands et des "collabo".

Tandis que l’armée allemande commença à montrer des signes de faiblesse, les Résistants osent se montrer plus conquérants ! Radio Londres ? On n’osait pas l’écouter pour entendre quelques messages codés. C’était trop risqué, car le proverbe “les murs ont des oreilles” n’était que trop vrai. Mais un jour de juin 1944, après 4 ans d’Occupation par l’ennemi, les ondes d’outre-Manche lancèrent : “Des sanglots longs....” Le débarquement des Forces Alliées britanniques et américaines avait commencé. “Le Jour le plus Long” était arrivé. Ce serait bientôt la fin de la guerre, la Libération !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire