De ces deux conflits, je n’ai hélas pas eu l’occasion d’apprendre de vive voix par mon père et mes deux beaux-pères, dans quelles mesures ma famille avait subi et enduré ces deux périodes de misères. Ne voulait-elle plus en parler ? Ou en entendre parler ? Par crainte d’éveiller de trop mauvais souvenirs ? Elle préféra laisser la génération suivante dans l’ignorance.
Mais de ce mutisme, j’ai eu besoin d’en savoir plus ! Quel a été le pourquoi du comment de ces lustres dramatiques qui ont marqué non seulement l’histoire mondiale mais aussi celle de les familles !
Etait-ce trop compliqué ou si périlleux de narrer ces évènements, au risque bien involontaire de dévoiler l’un ou l’autre tabou.
Certes, de nombreux films de cinéma ont été réalisés, non pas pour nous éclairer la lanterne, mais bien pour nous divertir en installant une désolante confusion dans la chronologie et la géographie de ces faits historiques.
Du “Pont de la Rivière Kwaï” au “Jour le plus long”, en passant par “La grande Vadrouille”, ou un “Week-end à Zuydcote”, ou “Les Canons de Navarone”, il était temps de mettre de l’ordre dans ce pêle-mêle d’évocations. Et ce n’est pas la “7e Compagnie” retrouvée qui m’a permis de mieux comprendre ce qui c’était passé, et comment nos pères ont été mêlés à ces faits de guerre.
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De la “boîte à souvenirs” famillial, des photos d’hommes en tenue militaire sont passées à la postérité mais elles sont restées bien muettes. Se faire photographier en soldat, entre les deux guerres, aura dû les combler de fierté patriotique d'après 14-18. Aujourd’hui, je voudrais bien la faire revivre ! Non pas par ce très à la mode “Devoir de Mémoire”, mais par besoin de partager leurs souvenirs. Si tant est que cela est encore possible !
Non, l'histoire de "Mes Anciens Combattants" n'a rien à voir avec ces épisodes de 40-45 imaginaires ou réels des ces films grandioses.
Voici donc : “Mes Anciens Combattants”,
Qu’ont-ils vécu “sous les drapeaux” ? D’après leurs maigres témoignages, et la recherche de renseignements relatifs à leur régiment, cela pourrait bien être ceci. Bonne Lecture.

Michel, c'est bien vrai que nous avons appris très peu de choses par la bouche de nos parents. Je pensais que c'était du au fait que nous soyons orphelins de notre père et que notre mère, femme aimante et douce mais surtout taiseuse, gardait pour elle tous ces éléments tragiques.
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